Du sable à Morphée, grand trip du soir

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(Note de l'auteur : les fautes d'orthographe et de grammaire sont volontaires ; ainsi que les mots nouveaux et anglais)

Fleuve coule à mes mains.
Ma raison engourdie aveugle ma censure,
Raisonnements et profits, un temps évaporés,
Ne reste que le suc qui se caramélise.


État, de conscience, modifiée ;
Deux lumières irisées flottent et se miroitent,
Tel coucou usurpant le tableau flamboyant
Du soleil fin de jour.


Rêve doué de mémoire,
Corps en apesanteur, honteusement consacré,
Le champ électrique, synapsoïdique,
Se réverbère sans fin, portant vapeurs d'idées.


Le temps n'est plus compté, servi à volonté ;
Mascaret, je me laisse planer ;
De besoin nulle trace, pas plus que de désir ;
Richesse enfle, infinie.


Plé-ni-tu-de...


Alors le concurrent lance son OPA,
Détournant à profit le lac d'inconscience,
Voulant s'approprier corps esprit désarmés,
Et jouer d'eux, pantins, rit le marionnettiste.


Toboggan de duvet ;
Hilare bien qu'immobile, glisse d'un trip de mousseline
À film fantastique
Où censures et contraintes sont moins qu'imaginaires.


Metteur en scène fou,
Assistants emportés par une tornade dingue,
Ce qui reste d'esprit dicte sans état d'âme
Sa propre géométrie.


Sept heures dix, Sarkozy, sur un fauteuil volant,
Atterrit dans mon lit, me raconte une vie
Greffée à des ventouses, tentacules de ma nuit.
Culbuto, reprends ton esprit.


Vivement ce soir qu'on trip again !



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