Le culte et la vierge

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   Soeur Marie, soeur Thérèse, en vierges consacrées,
   Laissaient parfois percer sous le glaçon la braise
   En nuits de lune rousse, en mai torride aux blés
   Et en dieu qui les pousse pour autant qu’il leur plaise
    
   Pour avoir outragé l’église et ses valeurs
   D’un blasphème pissé au fond d’un bénitier
   Un saint enfant de choeur pas encore déniaisé
   Fut un jour confessé par le duo de soeurs
    
   Et nimbées de fureur et de piété confites
   Les madones sévères dominées par leur ire
   D’un lien crucifièrent le jeune catéchiste
   Bras en croix et pieds liés au symbole du martyre
    
   C’est les yeux sur leurs seins qu’il reçu chatiment
   Ange nu pénitent en rêvant de leurs cons.
   Lorsqu’en vain turgescent, le petit goupillon
   Visa des cieux soudains devenus indécents
    
   Par la verge marries, les deux soeurs ébahies
   Poussèrent leurs bouches en "o" alanguies d’un cantique
   Et leurs dogmes ébranlés à la vision d’un vit
   Pompèrent au poulbot de purs extases mystiques.
    
   Rescapées des vitraux, deux gloires de lumière
   Faisaient rosir la chair là où se perd leur dos
   L’ange n’était pas de pierre, et en pieux soubressauts,
   Succombant aux assaults, il lâcha sa prière.
    
   Sous l’oeil d’un vieil abbé qui juché au jubé
   Suait à rallumer d’une main un vieux cierge
   Sa bible te révéla il y a moultes années
   Que sa liturgie n’a que le culte et la vierge ...
    
   Espérant à son aise renflouer sa chapelle
   Il ouvrit le carmel à certaines catéchèses
   D’évangiles pratiques à deux à trois ou seize
   C’est péripathétique : elles se sont fait la belle !
    
   Sainte Marie, sainte Thérèse, seins vifs et cons sucrés,
   Ont changé les versets, pris aux glaçons la braise
   Aux nuits la lune ronde, au mai torride les blés
   Et sans dieu les innonde pour autant qu’on leur plaise

Minga

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